BACCARAT « L'ELEPHANT » CABINET A LIQUEURS Exceptionnelle p BACCARAT

« L'ELEPHANT » CABINET A LIQUEURS Exceptionnelle pièce exécutée en cristal dépoli satiné à l'acide et bronze doré par la manufacture de Baccarat. Estampille ronde au sable de la Fabrique Baccarat sur le cristal. H. 64 cm, L. 57 cm, P. 29,5 cm. Accident à un verre Provenance : Collection privée Le cabinet à liqueurs à l'éléphant a été exposé en premier au Pavillon de Verre de l'Exposition Universelle de 1878 à Paris, où Baccarat fut récompensé d'une médaille d'or, pour l'ensemble des pièces présentées. Le modèle s'est inspiré du projet de fontaine de l'architecte Jean-Antoine Alavoin, commande de Napoléon en 1808 afin de commémorer le site délaissé de la prison de la Bastille. L'éléphant de la Bastille n'a jamais été construit mais un modèle monumental en bois et en plâtre de la fontaine se dressait à côté de l'actuel Opéra Bastille entre 1813 et 1846. Le projet a été officiellement abandonné en 1846 lorsque la structure, infestée de rats, a été démontée. Dans la nouvelle Les Misérables publiée en 1862, Victor Hugo décrit sa présence déconcertante sur la scène de Paris : « Dans ce coin exposé et abandonné de la place surgit le colosse. La nuit, son immense front, sa trompe, sa sangle, son énorme fessier et ses quatre jambes piliers étaient effrayants dans la nuit étoilée. Personne ne savait de quoi il s'agissait : il semblait d'être une sorte de symbole de force du peuple ». L'éléphant debout sur son piétement en cristal taillé en diamants biseautés est richement harnaché de bronzes dorés. Le décor somptueux de rinceaux feuillagés et de draps aux plis lourds, est surmonté d?un palanquin à dôme mobile sur charnières ornée d'entrelacs au repercé, découvrant un intérieur agencé de quatre flacons à liqueurs en cristal, gravés et dorés, ajustés sur un plateau amovible à prise centrale. Sur les flancs, les deux harnais harmonieusement tendus permettent de suspendre les douze petits verres à anses, dorés à chaud. La base en bronze ciselé et doré où s'encastre l'ensemble est munie de poignées latérales à enroulements sur des petits pieds en bec de corbin. La pièce unique fabriquée pour l'Exposition Universelle de Paris en 1878, a été suivie de quelques rares exemplaires, dont un fut acquis dans les années 1920. par le Maharadja de Baroda, selon la tradition orale des anciens de la Manufacture qui l'acheta pour célébrer en Inde, la fête de l'Eléphant. L'hôtel Crillon, à Paris possède l'un de ces exemplaires qui est exposé devant la salle des Ambassadeurs classée monument historique.

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