BAC FERDINAND (1859-1952)

Ensemble de 7 oeuvres sur papier sur le thème des «Citations de Labruyère»: On les écrase,... Une chose folle c'est l'assujettissement aux modes..., Les conversations légères..., Stérilité de fait mais récolte de mot... Encre, crayon de couleurs, pastel. Toutes signées entre 1942 et 1943 A vue 31 x 23,5 cm et 32 x 24 cm Ferdinand BAC (1859-1952) Né à Bach à Stuttgart, le 15 août 1859, il se disait le témoin d'un passé fabuleux. Petit-neveu de Napoléon 1er et petit-fils adultérin de Jérôme Bonaparte, roi éphémère de Westphalie, Ferdinand BAC, peintre, mémorialiste et créateur de jardins fut un observateur caustique de la Belle Epoque. En 1867, il accompagne ses parents invités aux Châteaux de Compiègne et de Saint Cloud. Il y voit de près la Cour et ses fêtes impériales et il en gardera la nostalgie. Après des débuts à «La Caricature» et des albums satiriques aux titres éloquents: «Belles de Nuit» ou «La Courtisane», il collabore à «La Vie parisienne », revue très à la mode, pendant plus de trente ans. Il y rencontre Gyp ou Guy de Maupassant. Dans l'âge mûr, avec un talent ou le poète le dispute à l'historien et au voyageur, il ne rédige pas moins de quarante volumes de l'Allemagne romantique, l'Italie éternelle ou diverses biographies. Tout au long de sa vie, il côtoie les plus grands tels, Napoléon III, l'Impératrice Eugénie, La Princesse Mathilde, La Comtesse Murat, Victor Hugo, Hippolyte Taine, Jules Massenet, Alexandre Dumas Fils, Anatole France, Pierre Auguste Renoir, Maurice Maeterlinck, Marcel Proust ou Jean Cocteau... Hanté par le secret de ses origines, il n'a de cesse toute sa vie de préserver la mémoire du monde en perdition dont il était issu. Il vit à Paris, Place des Vosges; dans le Midi et notamment à Menton ou subsiste son chef d'oeuvre: «Le Manoir des Colombières» dont il a assuré l'entière décoration intérieure et la création des jardins. Il laisse de ses contemporains une galerie de portraits savoureux qui forment un véritable panthéon des gloires des Beaux Arts, Naturalisé français, il s'éteint à Compiègne le 18 novembre 1952 à l'âge de 93 ans. Ferdinand Bac? Ni le musicien, ni le comique troupier. Le troisième homme. Tout simplement. Ou mieux. Un revenant!

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